Les Siècles retrouvent le chef Antonello Manacorda aux côtés de l’étincelante violoncelliste Sol Gabetta pour un programme entre brume symboliste et éclats symphoniques célébrant la musique française de la fin du 19e siècle, si chère à l’orchestre !
Avec son Prélude à l’après-midi d’un faune, Debussy ouvre « l’ère de la musique moderne », disait Pierre Boulez. Aucune pulsation appuyée, aucun rythme clairement marqué, et des harmonies délicates, Debussy y exploite au mieux les timbres des instruments et parvient à transformer sa musique en poésie, en véritable tableau sonore. La Mer prolonge cette écriture mouvante, où le compositeur revendique « la nature prise sur le vif » (Debussy, lettre à André Messager). Cette oeuvre se rapproche d’une symphonie au langage moderne employé par Debussy. L’orchestre lui offre une palette de timbres dans laquelle il peut puiser à la manière d’un peintre.
En miroir, Saint-Saëns déploie l’éloquence et la virtuosité de ses Concertos pour violoncelle n°1 et n°2, oeuvres de clarté et d’élan. Le premier en la mineur, entrepris alors que le compositeur avait déjà écrit trois concertos pour piano ; et le second en ré mineur, dont Sol Gabetta saura en relever toute la fougue, la sensibilité et la virtuosité.
PROGRAMME
Claude DEBUSSY (1862-1918)
Prélude à l’après-midi d’un faune
La Mer
Camille SAINT-SAËNS (1835-1921)
Concerto pour violoncelle n°1 en en la mineur, op. 33
Concerto pour violoncelle n°2 en ré mineur, op. 119
Sur instruments français de la fin du 19e siècle
CALENDRIER
06.12.2026 | MÜNICH, Isarphilharmonie
08.12.2026 | HAMBOURG, Elbphilharmonie
DISTRIBUTION
Sol Gabetta, violoncelle
Les Siècles




