L’Arche de Noé, opéra écrit pour deux solistes, chœur d’enfants et musiciens amateurs est un exemple fascinant de la manière dont l’art peut être utilisé pour éduquer, divertir et toucher le public de manière profonde. Le metteur en scène Benoît Bénichou transporte le fameux épisode du Déluge dans notre monde contemporain et la chambre forte mondiale de graines du Svalbard.
Lorsque Britten écrit L’Arche de Noé pour le Festival d’Aldeburgh en 1958, il imagine une œuvre participative. Il compose ainsi spécifiquement trois chœurs qui seront chantés par tout le public. Enfants et adultes, amateurs et professionnels se retrouvent réunis autour d’une même partition. À votre tour d’apprendre ces passages.
Téléchargez les partions des trois chœurs
Le chœur initial
Le chœur du déluge
Le canon final
Et écoutez ici les chanteurs de La Maîtrise de Caen et puis exercez-vous seul sur la musique !
Merci au Théâtre de Caen pour toutes ces ressources.
©Atelier Lyrique de Tourcoing

© Philippe Delval-Théâtre de Caen
PROGRAMME
Benjamin BRITTEN (1913-1976)
L’arche de Noé
Opéra en un acte
Livret d’Éric Crozier d’après Le Mystère de Chester
Créé le 18 juin 1958 au Festival d’Aldeburgh
Sur instruments modernes
CALENDRIER
05.05.26 – TOURCOING, Théâtre municipal
06.05.26 – TOURCOING, Théâtre municipal
DISTRIBUTION
Mathieu Romano, direction
Benoît Bénichou, mise en scène
Florent Karrer, Noé
Éléonore Gagey, Madame Noé
Musiciens des Siècles
Jeune Chœur des Hauts-de-France (direction Pascale Diéval-Wils)
Musiciens étudiants de l’École Supérieure de Musique et de Danse, du Conservatoire à Rayonnement Régional de Lille et du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Tourcoing
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« L’Arche de Noé » (Noye’s Fludde), est une œuvre fédératrice et joyeuse composée par Benjamin Britten en 1957, est une œuvre musicale particulière destinée principalement à être jouée par des enfants et des amateurs, avec la participation (ou non) de professionnels, ce qui sera le cas dans l’opéra proposé au Théâtre Municipal Raymond Devos de Tourcoing.
Comment aborder cette œuvre dans le monde qui est le nôtre, dans cette période de pandémie. L’oeuvre résonne plus que jamais à la suite de ce que nous venons de traverser. Notre monde souffre de divers maux ; une pandémie, certes, mais pas seulement… la pollution, la disparition des espèces animales et végétales, la destruction des océans, des forêts, le réchauffement climatique et bien d’autres… Que pourrait être cette Arche en 2021… en 2050… peut être un laboratoire chargé de la sauvegarde de la planète, des espèces végétales, animales et humaines qui la peuplent… Une autre question peut se poser : où allons-nous, dans quel monde vit-on, qui sauvera ce monde, qui arrêtera cette course à la destruction… ? Britten a choisi de donner la parole aux jeunes. Afin de prolonger cela, j’ai souhaité que le personnage de Dieu soit représenté par des enfants. Ce sont eux qui héritent du monde que nous leurs laissons. C’est à eux de porter la parole salvatrice, de prendre en main l’avenir et de faire un choix, celui d’une terre respectée, sur laquelle humanité et amour sont rois.
Benoît Bénichou, metteur en scène


